SORTIE DE CRISE !?

Pour nos décideurs français ( et leurs médias "bien informés") "l’Allemagne sort de sa léthargie" et à leurs yeux, "c'est bon signe " :

Bien qu'aujourd'hui (quelques 80 ans plus tard) certains pourraient prétendre que "l'espoir a changé de camp et le combat a changé d'âme". Pour nous, cette remilitarisation "au pas de l'oie", nous rappelle plutôt un autre "narratif"... qui nous incite à penser que ç'est plutôt de mauvaise augure, tant notre "coalition des volontaires", mutatis mutandis, ressemble désormais aux "forces de l'axe" qui affrontaient les barbares eurasiatiques, au nom de nos "valeurs" civilisationnelles...

" C'est un motif d'espoir pour l'Allemagne. En juin, la première économie européenne a enregistré une hausse de sa production industrielle pour le troisième mois de suite, et une augmentation de ses exportations pour le cinquième mois consécutif. Selon l'Office fédéral des statistiques Destatis, la production industrielle a progressé de 0,2 % sur un mois, en données corrigées des variations saisonnières, tandis que les exportations ont augmenté de 0,9 %, pour atteindre près de 140 milliards d'euros. Un record. « Jamais auparavant le volume des exportations n'avait atteint un tel niveau sur un mois », souligne Destatis."

C'est pourquoi , en cette période estivale, nous avons jugé utile de rediffuser quelques archive tropicales auxquelles cette "bonne nouvelle" fait écho. D'abord celle (d'avril 2014) de notre regretté camarade Jean Levy, à l'intention des plus jeunes de nos lecteurs qui ignorent tout du contexte historique auquel ce redressement allemand (par la réorientation militariste de son appareil industriel délabré) nous fait irrésistiblement penser :

      Militant syndical et politiqueJean Lévy 
fut l'animateur principal, pendant des années, des combats et des succès revendicatifs de la CGT au Crédit du Nord, ce qui lui valut d'être sollicité pour d'importantes responsabilités au Secrétariat du Syndicat des employés de banque de la région parisienne, puis du Bureau de la fédération des employés à partir de 1954. 
Il a vécu le front populaire, le pacte germano-soviétique, la débâcle, l'occupation, la libération ... et la suite. Il a restitué cette expérience militante et le contexte historique et politique dont il fut le témoin et l'acteur dans une série de livre. Dans une perspective d'éducation populaire et militante il est venu à la librairie en faire un petit cours d'histoire... des luttes, réputées converger aujourd'hui.

De la République à l’État Français
Deuxième partie
: Les Années 30 :  du pacte à la débâcle :
le transcendantal pétainiste de la bourgeoisie française.

"Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce [ la troisième fois comme guignolade grotesque, etc.]. Caussidière pour Danton, Louis Blanc pour Robespierre, la Montagne de 1848 à 1851 pour la Montagne de 1793 à 1795, le neveu pour l'oncle [Sarkozy pour Pétain, Hollande pour Sarkozy, Valls pour Hollande, Macron pour Valls, etc...] . Et nous constatons la même caricature dans les circonstances où parut la deuxième édition du 18 Brumaire"
Marx : "Le 18 brumaire de L. Bonaparte"

Et pour en savoir plus, cette autre archive tropicale, à laquelle notre actualité estivale fait étrangement écho :

« Notre Europe peut mourir »         
Emmanuel Macron          

     Avant le pacte germano-soviétique Von Ribbentrop en avait promu et signé un autre en 1938, avec ses amis au pouvoir en France ; actant ainsi, au sens proprement institutionnel, la suite logique des événements qui précédèrent et suivirent ces deux « pactes ».

     Deux « gestes forts » comme ils disent encore aujourd’hui, dont cependant il est bon de rappeler que si le premier était bien un pacte « d’amitié et de paix », celui qu’il entraîna - au gré des vicissitudes bouleversant les rapports des « pacsés » concernés – était tout au contraire un pacte (très provisoire) de « non agression mutuelle ».

     Comme le proclamait « sans fard » la partie française par la voix de Georges Bonnet ce traité d’amitié consacrait une longue suite d’efforts des classes dirigeantes des deux pays, dont le transcendantal, pourrait-on dire à la manière d’Alain Badiou, était déterminé, comme on peut encore très spectaculairement le constater aujourd’hui, par la construction d’une Europe « forte ».

     Un Europe unie* et forte à défaut d’être pacifique ; et libérale à défaut d’être populaire ; privilégiant la concurrence libre (et « non faussée ») et donc sa lutte « sans entrave » de tous contre tous, au détriment de la plus élémentaire justice sociale.

     * Unie contre les barbares russes et autres
judeo-bolchéviques orientaux.
   

      Une Europe tournant le dos désormais au « reste du monde », faute de pouvoir encore l’exploiter, pour mieux servir son Maître impérialiste américain.

 

     C’est le rôle majeur que jouèrent dans cette histoire les classes dirigeantes françaises « d’avant-guerre » que nous raconte Annie Lacroix-Riz dans ce livre essentiel pour comprendre de quoi notre classe dirigeante est, plus que jamais, « le nom ».

LE CHOIX DE LA DÉFAITE
 

Annie Lacroix-Riz

 Conférence-débat-dédicace 
 autour de la réédition d'un de ses livres majeurs

Tag(s) : #Histoire, #jean levy, #Annie Lacroix-Riz, #Union Européenne, #Géopolitique, #Guerre Mondiale
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