La Société du Spectacle
Mondialisé (2.0)
Revue de Presse
Internationaliste
Nombres de nos lecteurs et spectateurs nous ont sollicités pour entendre un son qui ne serait pas d'une cloche, autrement dit une recension dûment et rationnellement informée, leur permettant d'évaluer le sens et la portée du spectacle trumpo-impérialiste et tragi-grotesque par lequel leurs dirigeants (bien aimés) s'efforcent de mobiliser l'attention (un peu médusée) des sujets de l'Empire et de "l'hémisphère" occidental.
Difficile il est vrai, d'entendre autre chose que des sornettes rabâchées (mais de plus en plus anxiogènes et "atterrées") de la part notre classe dirigeante aux abois, comme sur notre toile de fond socio-réseautique, sans parler de notre service tant public que privé d'information "libre". Pourtant, pour "les adultes dans la salle" le sens et les conséquences de toute cette bouffonnerie horrifique que nous livre la classe dominante occidentale, sur fond de "valeurs bafouées" et de "droit international piétiné", sont assez clairs, en dépit des fumigènes qui en rendent la scénographie assez confuse. Les rodomontades de Trump et les gesticulations ridicules qu'elles suscitent parmi ses obligés n'ont pas d'autre objet que d'occulter la réalité des rapports de force, naturellement, avant tout, les rapports de forces productives. Il est clair en effet que tout ça vise comme toujours à compenser la baisse du taux de profit - qui affecte désormais de plus en plus "tendanciellement" l'Empire et ses vassaux ; au profit inverse de ses "purs compétiteurs", c'est à dire "l'hydre totalitaire" : Chine et Russie, dans cet ordre et les "BRICS" à suivre.
C'est pourquoi pour éclairer votre lanterne, voici deux exemples assez instructifs de la manière dont l'une ou l'autre puissances totalitaires (et censées nous "menacer") expliquent tout ça à leurs audiences respectives. Une manière qui, sans surprise, est assez éloignée de celle de nos appareils idéologiques du "monde libre".
Le Spectacle tel que nous l'offrons
généreusement, au (reste du) monde
comme divertissement anxiogène.
« Ce spectacle s'adressait à tous,
pas seulement à l'Amérique latine »
La doctrine Donroe
Ce qu'en disent les ruskofs
(Tribune Libre de RT International )
Alors que Washington s'empare de Maduro, des analystes russes mettent en garde contre une démonstration de force audacieuse visant l'Amérique latine et la stabilité mondiale. Washington a considérablement intensifié sa campagne militaire contre Caracas, menant une opération le 3 janvier au cours de laquelle les forces spéciales américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse et les ont exfiltrés du pays. Le gouvernement américain a inculpé Maduro de trafic de drogue et de terrorisme et entend le juger à New York. En réaction aux actions américaines au Venezuela, des gouvernements étrangers, dont la Russie et la Chine, ont appelé à une désescalade et à la libération de Maduro. L'activité diplomatique s'est également intensifiée à Caracas et dans d'autres capitales latino-américaines, soulignant de profonds désaccords quant à la légitimité de cette intervention. RT a compilé les commentaires d'éminents experts russes sur les actions de Donald Trump et sur les réponses potentielles de la Russie.
Valentin Bogdanov
La présentation spectaculaire de la version brutalement actualisée de la doctrine Monroe par Donald Trump a débuté par un raid héliporté nocturne sur Caracas, puis s'est poursuivie, sous ses ordres, au-dessus de New York. Toute cette saga, méticuleusement documentée, du transport du président vénézuélien capturé vers les États-Unis, filmée lors des moments les plus humiliants de sa détention, semblait conçue pour convaincre un public qui dépasse largement les frontières de l'Amérique latine que la « fin de l'histoire » de Fukuyama n'a jamais eu lieu. En réalité, nous ne sommes pas au premier quart du XXIe siècle, mais bien au premier quart du XIXe, l'époque où la doctrine elle-même a été proclamée. Point de sentimentalisme libéral. Juste la force brute.
Le pantalon de survêtement de Maduro, honteusement tombant, est immortalisé sur la première photo de son arrestation, prise à bord du navire d'assaut amphibie « Iwo Jima ». Les chaînes et les menottes entravent les jambes du président vénézuélien sur le tarmac de la base aérienne de la Garde nationale de Stewart, alors qu'il est escorté d'un Boeing en provenance de Guantánamo vers un hangar. Des agents de la DEA se regroupent pour une photo : le détenu menotté, les officiers se profilant tels des chasseurs de primes célébrant une nouvelle prise. Maduro, chose notable, n'a pas cédé. Son « Bonne année ! » moqueur, lancé en route vers le siège de la DEA à New York, restera probablement dans les mémoires pendant des années. Nous vivons une ère nouvelle, surtout pour Donald Trump.
Le président américain, arrivé avec 45 minutes de retard à ce qui aurait dû être une conférence de presse triomphale à Mar-a-Lago, ne semblait pas particulièrement satisfait. La raison est évidente. Capturer Maduro est une chose ; conquérir le Venezuela en est une autre. À en juger par ceux qui restent au pouvoir à Caracas, le plan initial de Trump est loin d'être réalisé. Les efforts de qui ont permis ce résultat restent une question ouverte. Mais si l'on se souvient qu'avant l'opération « Absolute Resolve », la Maison-Blanche recevait l'ambassadeur américain en Chine tandis que Maduro recevait une délégation chinoise, il n'est pas difficile de deviner qui a tracé une ligne rouge – au sens propre comme au figuré – devant Trump.
D'où la bravade, les ultimatums et les limites immédiatement proclamées des suites possibles. La première à être reléguée au second plan fut l'opposante María Corina Machado, que Trump a qualifiée de dépourvue de qualités de leader. Sa promesse d'assurer la transition au Venezuela s'est, quant à elle, presque instantanément heurtée à ses propres négociations avec les nouvelles/anciennes autorités du pays. Les États-Unis, a déclaré Trump lors d'une interview, s'abstiendraient de déployer des troupes sur le sol vénézuélien si le vice-président nouvellement investi, Rodríguez, faisait ce que Washington exige. Ce que Trump veut est simple : du pétrole – et le plus possible. Caracas, de son côté, a déjà donné la réponse habituelle : « Le pétrole appartient au peuple »
Bien sûr, il y a aussi la menace de la force. Trump brandit déjà la menace d'une seconde vague de frappes. Mais il a involontairement révélé sa plus grande crainte : une opération terrestre – le redoutable déploiement de troupes au sol. C'est une chose que l'Amérique de l'ère Trump ne pourrait en aucun cas supporter, même sur son propre territoire. Et c'est précisément pourquoi ce qui s'est passé dans la nuit du 2 au 3 janvier constitue moins un bouleversement géopolitique majeur – Washington a maintes fois usé de son influence sur l'Amérique latine au cours des deux derniers siècles – qu'une étape importante de sa politique intérieure.
Le principal bénéficiaire ici n'est pas tant Trump que le secrétaire d'État Marco Rubio, dont la couverture diplomatique de l'opération de Caracas donne un élan considérable à une potentielle candidature présidentielle en 2028, alimentée par l'électorat hispanophone – un groupe démographique en constante expansion. Les Vénézuéliens et les Honduriens, les Mexicains et les Cubains, les Salvadoriens et les Nicaraguayens – qui constituent l'ossature de l'électorat émergent du Parti républicain – s'intéressent peu à l'Ukraine ou aux ambitions mondialistes. On ne peut pas dire que ce soit une mauvaise chose.
Valentin Bogdanov, chef du bureau new-yorkais du VGTRK.
Anastasia Gafarova
Donald Trump n'a aucune intention de lancer une opération terrestre prolongée au Venezuela. Les États-Unis agiront rapidement et viseront un impact maximal. Le Venezuela, avec ses jungles impénétrables et son mouvement de guérilla bien organisé, évoque inévitablement des analogies troublantes avec la guerre du Vietnam, raison précise pour laquelle l'administration américaine souhaite se retirer de cette situation au plus vite, avec des résultats concrets. Et le résultat est évident : le renversement du régime dit de Maduro.
Il n'est pas exclu que cet événement s'inscrive dans un plan politique plus vaste, possiblement conclu avec l'accord de Maduro lui-même et de ses principaux alliés. Il pourrait également résulter d'une trahison au sein du cercle restreint du président vénézuélien.
Ce qui importe, c'est que ces événements constituent une tentative d'exercer une pression non seulement sur le Venezuela, mais aussi sur d'autres pays d'Amérique latine – le Brésil, par exemple, où des élections approchent.
Anastasia Gafarova, analyste politique et directrice adjointe du Centre d'information politique.
Maxim Suchkov
Déclencher une guerre en période d'élections de mi-mandat est une entreprise risquée, mais pas inconsidérée. Elle est risquée car il existe toujours un risque d'enlisement. Elle n'est pas inconsidérée car, tant sur le plan politique que militaire, une opération américaine contre le Venezuela semble avoir été mûrement réfléchie.
Sur le plan politique, Washington a pris les devants pour couper tout soutien extérieur à Nicolas Maduro. Les négociations avec la Russie concernant l'Ukraine sont entrées dans une phase décisive, partant du principe que Moscou hésiterait à s'opposer ouvertement à Washington dans ces circonstances. Parallèlement, les États-Unis ont mené ces derniers jours des discussions confidentielles et approfondies avec la Chine, délimitant clairement ce qu'ils considèrent comme leur sphère d'influence.
Sur le plan militaire, Donald Trump mise clairement sur une guerre éclair.
Mais il s'agit d'une offensive éclair à la Trump : des frappes ciblées contre des installations militaires, des infrastructures et des sites symboliques – y compris la destruction de la tombe de Chavez, un coup symbolique porté au régime et un signal adressé à ses opposants idéologiques – combinées à une campagne d'information massive. Elle s'inscrit dans la logique de la « guerre cognitive » : briser la volonté de résistance, tant au sein des militaires que de la population civile.
Pourtant, le « monde à la Trump » ne se limite pas à la sphère d'influence américaine traditionnelle. Dans le cas du Venezuela, il constitue également un puissant instrument de contrôle du marché pétrolier mondial. Et son impact dépasse largement le cadre de l'Amérique latine, affectant directement les intérêts russes.
Maxim Suchkov, directeur de l'Institut d'études internationales de l'Université MGIMO.
Dmitry Rozental
Je ne pense pas que Donald Trump ait initialement prévu d'attaquer le Venezuela. Ce que nous observons aujourd'hui est avant tout motivé par des considérations de politique intérieure. Trump avait besoin de mobiliser son électorat et d'obtenir un soutien accru des diasporas vénézuélienne et cubaine, profondément hostiles aux régimes de gauche, notamment au gouvernement vénézuélien. Mais face à l'évolution de la situation et à la montée des tensions, Trump a tellement parlé et agi qu'à un certain moment, il ne pouvait plus faire marche arrière.
Il y a quelque temps, des informations faisaient état de négociations en cours entre les deux gouvernements, et plusieurs observateurs n'excluaient pas la possibilité d'un accord. Apparemment, cela ne s'est pas produit. Les actions menées par l'armée et les forces spéciales américaines le 3 janvier marquent une nouvelle phase d'escalade, où les enjeux sont désormais considérablement plus importants.
Plus largement, le Venezuela est depuis longtemps perçu par l'establishment américain comme une menace pour les intérêts nationaux des États-Unis. Pour Washington, la maîtrise totale de l'hémisphère occidental est essentielle, et la présence d'États ouvertement hostiles dans la région est inacceptable. Le Venezuela possède également d'immenses réserves de pétrole et, plus généralement, un potentiel stratégique considérable. Sans surprise, les administrations américaines successives – républicaines comme démocrates – ont cherché à affaiblir la position du Venezuela et à promouvoir un ordre politique plus favorable aux États-Unis. Cela dit, le Venezuela n'a jamais été une priorité absolue pour les États-Unis, et la décision de Trump a été largement influencée par les pressions politiques internes.
Quant à la Russie, ses options dans cette situation sont assez limitées. Moscou apportera sans aucun doute un soutien politique et moral aux dirigeants vénézuéliens et prendra toutes les mesures nécessaires sur la scène internationale. Au-delà de cela, pour diverses raisons, il est difficile de dire ce qui peut être fait de plus à ce stade.
Dmitry Rozental, directeur de l'Institut d'Amérique latine de l'Académie des sciences de Russie.
Fiodor Lukyanov
Donald Trump a tenu à affirmer sans équivoque que, pour lui, la doctrine Monroe n'est pas un simple slogan intégré à la stratégie de sécurité nationale, mais un véritable guide d'action. Le changement de régime au Venezuela, au profit d'un gouvernement favorable à Washington, est présenté par son équipe non pas comme une nouvelle « guerre sans fin » à l'image de celles d'Irak ou d'Afghanistan, mais comme une question de sécurité nationale américaine. Ce n'est pas un hasard si le prétexte avancé repose sur des allégations – manifestement infondées – d'implication de Caracas dans le trafic de drogue et l'acheminement des flux migratoires vers les États-Unis. Le renversement de Maduro vise à adresser un message à toute l'Amérique latine : qui dirige la région et comment se comporter ?
La véritable ampleur du soutien populaire aux chavistes et leur capacité à résister aux pressions deviendront claires prochainement. Il en va de même pour le niveau de risque que Trump est prêt à accepter. Une opération terrestre comporterait le risque de pertes humaines et d'enlisement, ce qui va précisément à l'encontre des convictions affichées par le président. Cela dit, si les informations concernant le départ de Maduro du pays se confirment, Trump peut d'ores et déjà crier victoire, quoi qu'il arrive ensuite au Venezuela.
Pour la Russie, la situation est délicate. Le Venezuela est un partenaire proche et un allié partageant les mêmes valeurs, et Nicolás Maduro et Vladimir Poutine entretiennent des relations de longue date. Les actions américaines ne peuvent que susciter l'indignation à Moscou. Parallèlement, apporter une aide concrète à un pays aussi éloigné et intégré à un contexte géopolitique totalement différent est tout simplement impossible. Cela tient en partie à des contraintes techniques et logistiques, mais aussi à une dimension politique. Poutine et Trump ont actuellement un autre dossier à l'ordre du jour, bien plus important pour Moscou : l'Ukraine. Et malgré toute sa sympathie pour Caracas, il est peu probable que le Kremlin bouleverse la donne avec un partenaire aussi crucial pour une question secondaire.
Concrètement, le Venezuela entretient des relations plus étroites et plus concrètes avec la Chine. Les initiatives de Trump en Amérique latine s'inscrivent dans un objectif stratégique plus large : évincer la Chine de la région. Il est toutefois peu probable que Pékin prenne des mesures concrètes dans ce contexte.
Fiodor Loukyanov, rédacteur en chef de Russia in Global Affairs.
Timofey Bordachev
Cette fascination pour la prétendue doctrine Monroe séduit, bien sûr, nombre de personnes, car elle s'appuie sur une analogie historique relativement familière et, ce faisant, leur évite un effort de réflexion trop intense. Elle est d'ailleurs parfaitement adaptée au contexte informationnel actuel, précisément pour cette raison. Mais, prise au sérieux, l'invocation d'un concept vieux de deux siècles – à supposer qu'elle soit prise au sérieux, ce qui est d'ailleurs discutable – sert un dessein qui dépasse le simple spectacle : elle révèle une crise des idées fondamentale.
Tout étudiant de première année en relations internationales devrait comprendre que les analogies historiques ne constituent pas un outil d'analyse pertinent, pas plus que les concepts obsolètes ne sauraient servir de fondement à l'élaboration de politiques – tout simplement parce que le contexte a profondément évolué au cours des deux derniers siècles. En d'autres termes, une crise intellectuelle est l'une des caractéristiques marquantes de la politique mondiale contemporaine. Et il n'est guère surprenant que, lorsqu'elle est perçue à travers le prisme américain, cette crise prenne des formes particulièrement spectaculaires et théâtrales.
Timofey Bordachev, professeur à l'École des hautes études en sciences économiques.
Ivan Timofeev
Les sanctions et le recours à la force militaire sont tous deux des instruments de politique étrangère. Ils peuvent être utilisés conjointement – et le sont d'ailleurs souvent. On peut citer l'exemple de l'Iran, de la Syrie, de l'Irak, de la Yougoslavie, etc.
L'opération militaire américaine contre le Venezuela en est un autre exemple, bien qu'avec une particularité notable. Le renversement d'un gouvernement en place et la prise de contrôle du pouvoir présidentiel sont des phénomènes beaucoup plus rares.
Cet épisode met en lumière la vulnérabilité croissante des systèmes politiques dans une région géographiquement éloignée des autres centres de pouvoir.
Cela dit, l'Union soviétique a par le passé réussi à apporter un soutien efficace à Cuba, et le débarquement de la baie des Cochons s'est mal terminé pour les États-Unis.
Dans d'autres cas, les circonstances se sont avérées déterminantes. L'opération « Griffe d'aigle » menée en 1980 par les forces spéciales américaines pour libérer des otages en Iran a échoué en raison d'une combinaison de malchance et de graves erreurs de gestion.
Cette fois-ci, tout s'est déroulé sans accroc pour les États-Unis. Trump a pris un risque – et, pour le moment, il a gagné.
Dans un nombre important de capitales, les responsables vont désormais se demander s'il serait prêt à prendre le même risque avec eux.
Il semble que des délégations vont commencer à se rendre à Pékin et à Moscou. Il convient de maîtriser les risques, voire de les atténuer.
Un indicateur clé de l'évolution vers la multipolarité sera la capacité à gérer et à atténuer efficacement ces risques, que ce soit de manière indépendante ou avec l'aide de ce que l'on appelle les « chevaliers noirs ».
Ivan Timofeev, directeur des programmes du Valdai Club.
Konstantin Kosachev
Il ne fait aucun doute que le Venezuela ne représentait aucune menace pour les États-Unis, que ce soit sur le plan militaire, humanitaire, criminel ou lié au trafic de stupéfiants. Ce dernier point est confirmé par une agence spécialisée des Nations Unies. Par conséquent, l'opération militaire en cours, à l'instar des actions menées contre le Venezuela ces derniers jours et semaines, est totalement injustifiée.
Ironie du sort, le prix Nobel de la paix a été décerné en 2025 pour des appels au bombardement du Venezuela. Faut-il désormais considérer le bombardement effectif du Venezuela comme une étape vers l'obtention du prix Nobel de la paix 2026 ?
L'ordre doit se fonder sur le droit international, et non sur de prétendues « règles ». Le droit international a manifestement été violé. Un ordre imposé de cette manière ne saurait prévaloir.
Je suis convaincu que la majorité mondiale se désolidarisera fermement de l'attaque contre le Venezuela et la condamnera. La minorité mondiale, en revanche, est confrontée à des choix déchirants : soit remettre les valeurs et les intérêts à leur juste place, soit les reléguer définitivement au second plan face aux priorités géopolitiques de la solidarité transatlantique.
Konstantin Kosachev, vice-président du Conseil de la Fédération.
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