soirées à partir de 19H30
chez vos libraires réfractaires de proximité

 
AVANT PROGRAMME

 de SEPTEMBRE

Lundi 31 août  19h30                                       
 
L'EMPIRE
COLONIAL BRITANNIQUE

Truganini (1812-1876), dernière représentante du peuple
tasmanien, figure emblématique rescapée de l’extermination et de la morgue ethno-suprémaciste du colon, mais aussi étendard de la résistance des peuples.[Charles Alfred Woolley (photographe) / State Library of New South Wales]

Dans cet ouvrage monumental, l’historien britannique Richard Gott terrasse le récit impérial mystificateur, celui d’un empire « civilisateur » et « libéral », pour révéler l’histoire de ceux qui se sont soulevés contre la machine coloniale. Des forêts d’Amérique du Nord aux collines de Ceylan, des plantations sucrières des Caraïbes aux champs de bataille du Pendjab, L’Empire colonial britannique raconte deux siècles de résistance, de répression et de révolte systématiquement occultés par l’historiographie classique.
Gott exhume des figures oubliées : chefs amérindiens comme Pontiac, rebelles gurkhas du Népal, marrons jamaïcains, paysans irlandais Whiteboys, princes musulmans du Mysore, cipayes mutinés, esclaves insurgés, prophètes xhosa… Il montre comment « chaque conquête fut d’abord une guerre d’extermination » et chaque occupation une tyrannie militaire. La loi martiale, les exécutions au canon, la famine comme arme, la déportation massive des prisonniers politiques – en Australie, en Tasmanie, aux Seychelles – furent les outils ordinaires d’un système qui n’a jamais hésité à massacrer les populations autochtones pour étendre son emprise.
Loin du récit héroïque, Gott montre que l’Empire britannique ne fut pas seulement une aventure économique et géopolitique : ce fut un « système de terreur global », préfigurant les fascismes du xxe siècle par sa bestialité. Pourtant, jamais les « sujets de l’Empire » ne se sont résignés. Année après année, des rébellions ont éclaté, des guérillas ont harcelé les armées d’occupation. Ce livre leur redonne une voix – et une place dans l’histoire.
En s’appuyant sur des archives souvent négligées – rapports coloniaux, mémoires de missionnaires, témoignages –, Gott compose une contre-histoire rigoureuse. Il ne s’agit pas d’un énième récit des victoires britanniques, mais d’une plongée dans les zones d’ombre de l’Empire, là où la violence était la règle et où la résistance, même atrocement réprimée, n’a jamais pu être éteinte.
Richard Gott (1938‑2025), historien britannique et ancien correspondant du Guardian en Amérique latine, a consacré une partie de ses travaux à récuser les récits officiels de l’histoire occidentale. Spécialiste des guérillas et des mouvements de résistance, connu pour avoir identifié le corps de Che Guevara en 1967, il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment sur l’Amérique latine (Cuba, Venezuela, etc.).

Présentation suivie d'un débat 
avec LE TRADUCTEUR

Jean-Paul BATISSE

En prime
DÉDICACE ET LIBATIONS
(pour les plus attentifs)

Jeudi 3 SEPTEMBRE 19h30                                       
 
LE TOMBEAU
DE
PARSIFAL 
  

« Se souvenir – c'est vieillir. Oublier – c'est mourir. »
Après vingt ans d’absence, un homme revient dans sa ville natale pour faire la lumière sur la mort de sa mère – et se venger. Car, ici, ce n’est pas un homme seul qui l’a tuée, mais une ville entière.
Habité par un fantôme, le narrateur erre sans repos : vivre avec les morts est une chose, vivre avec un spectre qui réclame justice en est une autre.
Dans une langue libre et incandescente, faite de visions et de fulgurances,
Dimitri Bortnikov compose un roman où vengeance et pardon se répondent sans cesse – une odyssée intérieure, au plus près de l’âme humaine.

Présentation, dédicace
 
suivie d'un débat 
avec

Dimitri BORTNIKOV

En prime
DÉDICACE ET LIBATIONS
(pour les plus attentifs)

Mardi 8 septembre 19h30                                       
 
LE MARXISME OCCIDENTAL
COMMENT IL EST NÉ,
COMMENT IL EST MORT,
COMMENT I
L PEUT RENAÎTRE, 

L'OUVRAGE ULTIME DE DOMENICO LOSURDO

Présentation du traducteur du préfacier
et de l'éditeur
 
suivie d'un débat 
avec

Jean-Pierre MARTIN, Luigi-Alberto SANCHI, Aymeric MONVILLE

En prime
DÉDICACE ET LIBATIONS
(pour les plus attentifs)

     Vendredi 11 septembre 
à partir de 18h30                                       

 
LA PASSION 
du LOUP
 !
  

Présentation suivie d'un débat 
avec

Cecilia SUZZONI

       C’est en compagnie d’un loup bien singulier que cet essai nous invite à cheminer dans les Fables de La Fontaine. Un loup, « candidat à l’humanité », à mille lieues de l’imagerie de la bête carnassière !
      Devenu personnage, on le voit se débattre, entre les mots et les dents, entre son statut de loup de nature, et son acharnement étrange à vouloir s’aventurer sur le territoire de l’homme, à la frontière toujours dangereuse pour lui de la nature et de la culture, pour entrer en langue avec le modèle humain et ses tentations.
      La Passion de ce loup, nous la suivons de fable en fable, d’échec en échec, de registre burlesque en registre poignant. Elle est le récit d’une fabuleuse aventure à travers le langage. Car s’il « parle en langue des dieux », ce « drôle », amateur de musette, qui s’obstine à ne pas bien faire son métier de loup, meurt comme « rien qu’une bête », victime rituelle offerte à la table des nantis. « Mais attendons la fin », dit le fabuliste, car ce loup, dont la poétique audacieuse de la fable abuse à sa guise, pourrait bien vouloir jouer à qui perd gagne et s’offrir le luxe, « moi, loup », de faire la leçon à Ulysse, ce berger de l’humain.
      Au carrefour de l’anthropologie et du poétique, cet essai, sans excès d’érudition et d’une grande lisibilité, i
nvite à une relecture des Fables aussi réjouissante que pensive.

En prime
DÉDICACE ET LIBATIONS
(pour les plus attentifs)

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