Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Comme la plupart des disciplines de transmission et de culture générale, l'enseignement de l'histoire est aujourd'hui très délabré au pays des "hussards noirs de la République", mais la recherche n'est guère mieux lotie, du moins pour ceux parmi les jeunes historiens qui voudraient s'intéresser à autre chose qu'aux anecdotes de mondanité sociétale où au compassionnel démagogique.

Naturellement, comme le reste , ce délabrement a  une généalogie et ... une histoire.

Une histoire édifiante et qui explique bien des choses.

Annie Lacroix-Riz a bien voulu en débattre avec des collègues du secondaire, et des candidats à l’agrégation.

La conclusion est qu'en dépit des efforts de la bureaucratie servile et de la veulerie obligée des rastignacs de la classe dirigeante (singulièrement à la culture et à l'éducation nationale), il reste une place pour les historiens car "les bons livres d'histoire effacent aussitôt les mauvais", quand enfin ils peuvent paraître et informer notre jugement sur ce que révèlent progressivement les archives.

Car l'histoire etymologiquement est une "enquête" sur notre passé, suceptible d'éclairer notre présent;

L'Histoire n'est nullement la mémoire (de qui?), ou le souvenir (de quoi?);

L'Histoire n'a rien à voir avec la "commémorationnite" formatée.

L'histoire est un patrimoine commun, elle a un contenu, elle a un sens, pour nous tous, aujourd'hui.

"Nous la faisons en même temps qu'elle nous fait"

 

Un premier volet confronte dialectiquement les adeptes du "Maître ignorant" à ceux qui considèrent encore l'école et l'enseignement comme des lieux d'émancipation par le partage et la transmission de connaissances :

 

La "mémoire" et les maîtres ignorants

 


Faire et enseigner l'histoire 1 par tele14

 

Le deuxième volet illustre une des métaphores post-modernes les plus symptomatiques de la collusion des intérêts de la classe politico-médiatique dirigeante avec les intérêts de long terme du capital et de la finance, mais aussi leur parfaite contradiction avec la volonté générale, quand elle a l'occasion de s'exprimer :

 

Penser et construire l'Europe

(des banques)

 


Faire et enseigner l'histoire 2 par tele14

 

Et pour ceux qui s'inquiéteraient de la prétendue contradiction entre "la raison et l'émotion", dans le cadre de l'histoire et de sa transmission,  qu'ils apprennent avec Sophie Wahnich ce que l'enseignement de l'Histoire, en tant que lieu du dépassement dialectique de cette contradiction, a du affronter ces dernières années  :

 

Histoire d'un Trésor perdu


tresor-perdu par tele14

Tag(s) : #histoire, #éducation, #Annie Lacroix-Riz