Le ministre vulgarise le déconfinement pour la presse

Dans sa livraison dominicale le parigot de Bernard Arnault salue ses lecteurs virtuels d'un :

 

"Bonjour, nous sommes le dimanche 3 mai et, à la une de notre journal, le ministre de la Santé lance un avertissement. Selon Olivier Véran, pour que le déconfinement puisse bien être mis en œuvre au 11 mai, il faudra que, d’ici-là, les Français restent très respectueux des consignes sanitaires et que le nombre de malades soit limité. Redoutant un relâchement, le gouvernement a prolongé l’état d’urgence sanitaire de deux mois, jusqu’au 24 juillet."

"Mais" ajoute le sommaire des conversations de bistrots franciliens : "le sujet est sensible".

Car, il est vrai que même les éditorialistes de révérence ne peuvent plus se cacher derrière le petit doigt du ministre "en capacité", sans risquer de se ridiculiser auprès de leur lectorat. Les lecteurs du Parigot doivent donc apprendre que « le régime d’exception, qui restreint les libertés individuelles, inquiète l’opposition et une partie de la majorité. Une fois ces mesures levées, faudra-t-il redouter une « deuxième vague » de contaminations ? »

Naturellement il faut aussi les rassurer : « Pas si le port du masque et le dépistage compensent le retour des contacts, répondent les épidémiologistes » qu’a interrogé les parigot qui - sans doute pour protéger ses sources -  ne précise pas lesquels, ni d'ailleurs comment pourvoir aux masques comme au dépistage. Ce qui laisse supposer que l'épidémiologiste sollicité doit être un collègue de Sibeth Ndiaye.

L’éditorialiste ajoute au titre de l’édification divertissante de ses lecteurs que « Se protéger, c’est le premier souci de Mick Jagger, superstar du rock et chanteur des Rolling Stones, confiné dans son château de Fourchette, en Indre-et-Loire. ». Nous précisant quand même que ce dernier : « sort moins qu’avant, et avec des gardes du corps », selon les confidences d’un « ancien du village » - toujours le souci de qualité et protection des sources, une préoccupation coutumière de la presse macronique.

Les gardes du corps étant, comme les masques, des accessoire qu'il reste malaisé à tout un chacun de se procurer dans le cadre de ses déplacements quotidiens, d'autres pistes doivent donc être suggérées aux parisiens qui ne disposent pas encore de ces commodités.

Ceci en dépit des beaux efforts de Mme La Maire de Paris et de son Préfet de Police. On a en effet observé que Mme Hidalgo s'avance désormais de plus en plus masquée, tandis que M.Lallement évalue la possibilité de faire coudoyer d'un garde mobile chaque usager des "déplacements doux" qui ne roulerait pas à distance de trottinette sur les trottoirs parisiens.

Au musée Grévin aussi, on est sur la brèche, et on prépare activement le déconfinement :

Le déconfinement disruptif
Détail de la figure centrale "interactive",
du groupe qui sera présenté dans une salle en cours d'installation au Musée Grévin.

LES SPECTACLES

_________ À l’étranger ________________________

 

En Corée du Nord : M.Kim a joyeusement célébré son déconfinement personnel, dans l’ambiance festive et bon-enfant qu’il lui plaît de maintenir en son lointain pays. En dépit des sanctions internationales qui interdisent toute fourniture sanitaire ou autre à sa population, et qui a donc résolu de « compter sur ses propres forces », à l’instar des vietnamiens, des cubains, des vénézueliens et autres pays relevant de la barbarie totalitaire qui sévit encore dans les ténèbres extérieures à nos démocraties civilisées.

En Suède : la population,  endure d’autant plus facilement les impératifs anxiogènes et contradictoires du déconfinement qu’elle n’a jamais eu à subir ceux du confinement.

Une exception dans la méthode communément adoptée en Europe et qui permet de "randomiser" l'efficacité du confinement, tel qu'il a été pratiqué dans les principaux pays de démocraties "avancées".

Tag(s) : #déconfinement, #pandémie, #sociologie, #actualité

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