L'Union Européenne... Uber alles !
de la juste résolution des contradictions libérales
au sein de l'Union Européenne.

 

Il y a quelques jours, nous avions évoqué dès sa publication, la récente Résolution  sur «l’importance de la mémoire pour l’avenir de l’Europe» que venait de nous  servir l’aréopage parlementaire européen, dernièrement élu pour aller délibérer à Strasbourg. Mais de nombreuses sollicitations de nos petits camarades nous ont décidés à développer cette affaire pour l'éclairer de quelques lumières historiographiques, anciennes et récentes, tant l'affaire semble si incroyablement bouffonne qu'on aurait tendance à croire à un canular.

Il n'en est rien, hélas ...

 

Riga : Cérémonie officielle d'hommage aux vétérans nazis lettons

 

« La fierté de notre État et de notre nation», déclare le légionnaire letton Waffen-SS, rendant hommage aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale qui se sont rangés du côté de Hitler.

Dans un récent article diffusé par l'organe officiel de la cinquième colonne de Poutine (Russia Today) , le chroniqueur observait, sur le mode de félonie sarcastique coutumier chez ces sbires déconsidérant sans vergogne nos médias libres, que :

Artis Pabriks, tel qu'il se présente sur sa page fesse-bouc...

"Dans un exemple troublant de révision du rôle des collaborateurs nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale, un ministre letton a déclaré que ses anciens combattants, ses compatriotes ayant combattu dans la Waffen-SS, étaient des «héros» et qu'il fallait garder le souvenir de leur sacrifice. "Il est de notre devoir d'honorer ces patriotes lettons du plus profond de notre âme", a déclaré le ministre de la Défense, Artis Pabriks, à la foule lors d'une cérémonie commémorative samedi.  Il a ensuite appelé les légionnaires lettons - des collaborateurs nazis maintenant reconnus comme des combattants de la liberté pour leur alignement anti-soviétique - des "héros" et "la fierté de la nation et de l'État lettons".  «Aux côtés des tombes et des monuments commémoratifs de nos légionnaires, nous sommes tous dépassés par le pouvoir et la confiance que notre pays a un avenir, que nous sommes sur la bonne voie» , a proclamé le ministre."

Puis, abandonnant ce ton goguenard, le journaliste félon à la botte des totalitaires ex-judeo-bolchéviks poursuit ses immondes insinuations :

"Les légionnaires comprenaient deux divisions de grenadiers au sein de la Waffen-SS, l’aile militaire d’élite du parti nazi allemand qui combattait aux côtés des troupes régulières pendant la guerre et devint infâme pour ses atrocités de masse. Les Allemands ont commencé à recruter et à recruter des Lettons pour lutter contre les Soviétiques peu après l'invasion et l'occupation de la Lettonie en 1941, qui faisait alors partie de l'URSS. Les soldats lettons ont été formés et dirigés par des officiers allemands. En rejoignant la légion, chaque soldat s'est engagé à être loyal envers Adolf Hitler.

Le cas des collaborateurs nazis reste un sujet de discorde en Lettonie, la petite nation balte est encore pour l'instant l’un des rares pays à célébrer ouvertement les anciens combattants de la Waffen-SS. Les anciens légionnaires et leurs partisans organisent des marches annuelles dans le centre-ville de Riga. Leur cause est soutenue par de nombreux hommes politiques, historiens, écrivains et personnalités de la droite de droite, comme de la droite de gauche, gauche de droite, etc. avec désormais les encouragements du Parlement de l'Union Européenne ( voir :  "la réécriture de l'Hisoire par l'union européenne"   ).

En Lettonie, des populations russophones et juives importantes organisent des rassemblements annuels de protestation, soulignant que les glorieux anciens combattants de la Waffen-SS combattaient effectivement aux côtés d'Hitler et commettaient des crimes de guerre. Les partisans des légionnaires les considèrent comme des combattants de la liberté et le rétablissement de l'indépendance de la Lettonie après son incorporation à l'Union soviétique en 1940. Ils insistent également pour ne jamais avoir adhéré à l'idéologie nazie et nient être complices des crimes de guerre des forces allemandes, qui ont pourtant  massacré des dizaines de milliers de Lettons, principalement des Juifs et des Gitans pendant une occupation de trois ans, qui prit fin avec la défaite des nazis finalement anéantis par l'Armée Rouge."

 


La stèle avec un bas-relief en bronze représente un soldat armé en tenue nazie :
«Aux hommes estoniens qui se sont battus en 1940-1945 contre le bolchevisme
et pour le rétablissement de l'indépendance estonienne».

érigé au cimetière de la ville de Lihula en août 2004.

NB  : Le gouvernement letton a ordonné son retrait moins de deux semaines plus tard, expliquant que le mémorial avait créé des liens "inutiles" entre les combattants de l'indépendance estonienne et les libérateurs allemands. Les sympathisants nazis organisent depuis des rassemblements à l'endroit où la stèle se dressait. L'année dernière, une manifestation de ce type a attiré environ 200 personnes.

Cet épisode est symptomatique, parmi d'autres assez analogues, des motivation europhiles de nombre des membres et des partenaires et/ou solliciteurs de "l'Union Européenne" ( Ukraine, Pologne, Pays Baltes, Hongrie, notamment) . Pourtant, il y a peu on eut encore jugé à tout le moins "paradoxal" ce type de manifestation et plus encore les encouragements officiels et publics qu'il suscite. Mais, ces derniers temps, cette "dérive révisionniste" jusqu'ici assez marginale en tant qu'explicitement pro-nazie et de ce fait anticommuniste "primaire" a pris une tournure beaucoup plus officielle voire instituée.

Bons baisers de Riga...

Au point qu'un autre chroniqueur crypto-raspoutinophile, dument diffusé par Russia Today (bien que fort peu suspect de sympathies communistes et moins encore judeo-bolchéviques ) , au titre de ses bonnes compétences en ces matières, put faire remarquer , à propos de la récente Résolution  sur «l’importance de la mémoire pour l’avenir de l’Europe», que son objet est de : "Recalibrer la mémoire habituelle des nazis et de l’Holocauste afin de mettre la mémoire du totalitarisme communiste sur un pied d’égalité avec le nazisme. Le communisme, affirme la résolution, était le jumeau idéologique du nazisme, et l'URSS partage la même culpabilité que l'Allemagne pour avoir déclenché la guerre".

 

"l'ONU, la base du système international actuel,
devrait être dissoute en tant qu'organisation criminelle"

 

Le chroniqueur de Russia Today, John Laughland, notoirement conservateur et anticommuniste mais parfaitement lucide et compétent, observe ainsi que :

"Avec ses 31 références à l'Union soviétique, au communisme et au stalinisme, contre seulement 19 références au nazisme et à l'Allemagne nazie, la résolution se préoccupe de la nécessité de sensibiliser le public aux crimes du communisme. Elle affirme également à plusieurs reprises, en faisant pas moins de cinq références au pacte Molotov-Ribbentrop du 23 août 1939, que la guerre "a été déclenchée comme le résultat immédiat du tristement célèbre traité nazi-soviétique sur la non-agression ... Les régimes qui partageaient l'objectif de la conquête mondiale divisaient l'Europe en deux zones d'influence. "

Les auteurs de la résolution ne réalisent peut-être pas qu’en affirmant cela, ils rejettent les conclusions des procès de Nuremberg, qu’ils citent par ailleurs pour les approuver. Les dirigeants nazis ont été jugés pour le crime de planification et d'exécution d'une guerre d'agression; aucun autre État n'a été accusé ou reconnu coupable de cela. Lorsque le procureur général, l'américain Robert Jackson, s'est levé pour faire sa déclaration liminaire, il a évoqué le privilège d'ouvrir «le premier procès de l'histoire pour crimes contre la paix dans le monde». Seuls les Allemands étaient sur le banc des accusés: les Soviétiques, comme les autres alliés anti-nazis, étaient sur le banc.

Plus de neuf mois plus tard, lorsque les juges ont prononcé leur sentence, ils ont déclaré qu ' "initier une guerre d'agression est le crime international suprême, qui ne diffère que des autres crimes de guerre en ce qu'il contient en lui le mal accumulé dans son ensemble". C’est sur la base de la nouvelle règle contre la guerre d’agression que l’ONU a été fondée en 1945, l’URSS faisant partie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité chargés de protéger le monde contre une guerre d’agression à venir. Si, comme le dit maintenant le Parlement européen, l'URSS était tout aussi coupable que l'Allemagne d'avoir déclenché la guerre, alors, logiquement, l'ONU, la base du système international actuel, devrait être dissoute en tant qu'organisation criminelle."

C'est d'ailleurs peut-être ce vers quoi nous allons ,
d'une manière ou d'une autre...

 

Munich 1938 : Chamberlain, Mussolini, Hitler, Daladier
Biarritz 2019 : Johnson, Merkel, Macron, Conte... Goebbels

 

Où l'on (re)parle
du Pacte Germano-Soviétique
et de Munich...

 

Comme le rappelle fort justement John Laughland ( encore une fois un historien résolument anticommuniste) :

"Cette affirmation révisionniste selon laquelle Hitler et Staline étaient tous deux coupables d'avoir déclenché la guerre ne résiste pas à un examen minutieux. Au contraire, les dirigeants du jour eux-mêmes, comme les historiens ultérieurs, ont compris que le déclenchement de la guerre n’avait pas commencé le 23 août 1939, mais bien un an plus tôt, les 28 et 29 septembre 1938, lorsque dommage, la Grande-Bretagne et la France ont convenu avec l'Italie et l'Allemagne que Hitler pourrait démembrer la Tchécoslovaquie. C'est ce qui s'est réellement passé lorsque Hitler s'est d'abord emparé des Sudètes, puis, en mars 1939, de l'ensemble de la Bohême et de la Moravie (y compris Prague). C’est à ce stade que la Grande-Bretagne et la France tentent de récupérer la situation créée par leur propre lâcheté en remettant leur garantie à la Pologne et en menaçant de déclencher une guerre si l’Allemagne attaquait ce pays.  Au cours des mois qui ont suivi, la Grande-Bretagne, la France et l'Union soviétique ont entamé des négociations difficiles pour tenter de conclure une alliance anti-hitlérienne. La méfiance était à son maximum parce que les Soviétiques étaient convaincus que les puissances capitalistes avaient activement essayé à Munich de détourner Hitler de l’attaque à l’est. Néanmoins, en août 1939, Staline annonça lors de négociations secrètes qu'il était prêt à déployer un million de soldats soviétiques pour contrer la menace allemande."

Pour en savoir plus cliquer sur Herr Doktor H :

Herr Doktorrr Heideggerrrrr
(ici  atterré de découvrir à la lecture de son élève favorite,
que son Fuhrer adoré pouvait être assimilé à un immonde judeo-bolchévique),
a doctement inspiré les travaux des députés européens qui ont fini par aboutir
à cette rectification essentielle de l'histoire de la deuxième guerre mondiale.

Tag(s) : #Histoire, #union européenne, #Nazisme, #Lettonie

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