Dans nos médias, libres et indépendants, on n'entend plus trop parler des sympathiques ecolo-démocrates de Maïdan, ni des non moins affriolants rebelles modérés syriens, ni d'ailleurs de leurs compatriotes moins investis dans la sauvegarde de la démocratie et de la planète.

Pourtant ils donnent de leurs nouvelles...

En Ukraine, comme nous ( les zorropéens )  les avons aidés à résilier face à l'hydre des barbares totalitaires, ils nous témoignent leur gratitude en saluant les valeurs éternelles de l'occident sur le mode festif et folklorique qui est revenu à la mode "à l'est" de la zone libre ( c'est à dire à l'ouest de la Russie totalitaire) :

La fête est partout en Ukraine libérée ( grâce à nous ) du joug totalitaire russe par les femen, les oligarques russophobes, la CIA et les banderistes décomplexés :

Du coup, près de 5 milions d'ukrainiens "libérés" ( du bon coté de l'ukraine maïdanisée ) ont saisi l'opportunité pour aller prendre de longues vacances... en Russie.


Pendant ce temps là, en Syrie... sous le joug de  "Bachar qui ne mérite pas de vivre "(L. Fabius), ce sont plutôt "ceux d'en face", les "soutiens du régime" comme on les désigne dans le poste (en pratique 80% de la population),

- ceux que nous avons lâchement abandonnés à l'immonde suppôt totalitaire - qui font contre mauvaise fortune bon cœur, célébrant les mêmes valeurs occidentales de manière non moins festive et folklorique, mais sur une tonalité différente :

 

 

Dieu merci... même en Syrie dévastée par l'hydre totalitaire, il reste un petit village réfractaire, où l'ordre a été rétabli. Un oasis de résilience qui permet aux tenants des révolutions colorées et de la stratégie du chaos de garder quelque espoir... et de se dire que peut-être les courageux efforts de Bush, Sarkozy, Obama, Hollande, Fabius, Filliu, Cameron, BHL, Macron, Besancenot, P.Laurent, Valls, Netanyaou, Juppé, Hamon et Cie, n'auront pas été totalement vains.

«Il est vrai que la guerre apporte de l'insécurité aux propriétés, mais cette insécurité réelle n'est que le mouvement qui est nécessaire. Dans les chaires on ne cesse de parler de l'insécurité, de la fragilité, de l'instabilité des choses temporelles, mais chacun pense, si ému soit-il, qu'il conservera pourtant ce qui lui appartient ; que cette insécurité apparaisse effectivement sous la forme des hussards sabre au clair, et que tout cela cesse d'être une plaisanterie, alors ces mêmes gens édifiés et émus qui avaient tout prédit se mettent à maudire les conquérants. Cependant les guerres ont lieu quand elles sont nécessaires, puis les récoltes poussent encore une fois et les bavardages se taisent devant le sérieux de l'histoire.»


G. W. F. Hegel, Principes de la philosophie du droit et science de l'État en abrégé, remarque annexée au §324, citée et traduite de l'édition allemande Lasson, tome VI, p. 369 par Jean Hyppolite in Introduction à la philosophie de l'histoire de Hegel (éd. Marcel Rivière et Cie, coll. Bibliothèque philosophique, 1948).

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