Vue d'artiste, inspirée de témoignages journalistiques convergents, sur les événements spectaculaires qui ont émaillé ce week-end au quartier des ministères parisiens
(et mis en péril la République).

NdE : La ministre du travail n'était pas officiellement présente à cette réunion de travail, mais elle a été intégrée au rapport, conformément aux consignes graphiques gouvernementales en vue de garantir le respect des usages (inclusifs) désormais promus comme bonne pratique paritaire par le CSA. L'impact dramatique en est renforcé, contribuant ainsi à l'authenticité ressentie du reportage, ce qui rend l'information plus rapidement accessible au public disposant d'un faible temps de cerveau disponible.

 

La Défenestration de Julien Griveaux

Récit par escript, au commun profit des humains de franque macronie,
des esvesnemens estonnans survenus en l’an de grâce deux mille dix neuf,
et qui firent grand désordre parmi les doctes délibérations
de son éminence Julien De Griveaux
grand échanson macronique
ayant réuni ses scribes appointés en ses appartements de Grenelle
pour donner utilement cognoissance au vulgaire
de ce que la divine essence par médiatiques révolutions
complaît à répandre de ses bénévolentes lumières.

 

 

Les faicts estonnans et odieux tels qu'icelui Julien le Ministre plénipotentiaire y fut commis et proche de navré par l'ignoble truchement des comploteurs y ayant reçu le concours de force populace en vilaine jacquerie, et tels que les éprouvèrent les greffiers mandatés par la gazette d'Immonde révérence pour en dument recevoir le récit par escript .

Tiré des minutes mémorielles de l'Immonde du 5 du mois de janvier 2019
rapportées à 19h28 par Laurent Telo

" Il était environ 16 h 30, ce samedi 5 janvier, quand une quinzaine d’individus non identifiés, dont certains portaient un gilet jaune, ont enfoncé la lourde porte du ministère du porte-parolat à l’aide d’un engin de chantier en guise de bélier. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, était dans son bureau, pour un entretien avec M le Magazine du Monde, en compagnie de son directeur de cabinet. Le gardien du ministère ainsi que l’officier de sécurité du ministre étaient également présents sur les lieux.

C’est au moment où les envahisseurs faisaient irruption dans la cour du ministère que l’officier de sécurité a surgi dans le bureau du ministre en hurlant : « On bouge ! On bouge ! ». L’exfiltration s’est déroulée dans la précipitation mais sans heurt à travers le jardin du ministère et la cour intérieure d’un immeuble voisin. Une « sortie de secours » qui débouche dans une petite rue adjacente à la rue de Grenelle dont le 101 accueille le ministère du porte-parolat. Le « passage secret » avait déjà été utilisé lors d’une première intrusion le jour de l’« acte II » des « gilets jaunes »."

 

"Pour en savoir plus"...

Un commentaire anticipé
de notre envoyé spécial à Londres en 1891

Cette destruction de la puissance de l'État tel qu'il était jusqu'ici et son remplacement par un pouvoir nouveau, vraiment démocratique, sont dépeints en détail dans la troisième partie de La Guerre civile. Mais il était nécessaire de revenir ici brièvement sur quelques-uns de ses traits, parce que, en Allemagne précisément, la superstition de l'État est passé de la philosophie dans la conscience commune de la bourgeoisie et même dans celle de beaucoup d'ouvriers. Dans la conception des philosophes, l'État est « la réalisation de l'Idée » ou le règne de Dieu sur terre traduit en langage philosophique, le domaine où la vérité et la justice éternelles se réalisent ou doivent se réaliser. De là cette vénération superstitieuse de l'État et de tout ce qui y touche, vénération qui s'installe d'autant plus facilement qu'on est, depuis le berceau, habitué à s'imaginer que toutes les affaires et tous les intérêts communs de la société entière ne sauraient être réglés que comme ils ont été réglés jusqu'ici, c'est-à-dire par l'État et ses autorités dûment établies. Et l'on croit déjà avoir fait un pas d'une hardiesse prodigieuse, quand on s'est affranchi de la foi en la monarchie héréditaire et qu'on jure par la république démocratique. Mais, en réalité, l'État n'est rien d'autre qu'un appareil pour opprimer une classe par un autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie; le moins qu'on puisse en dire, c'est qu'il est un mal dont hérite le prolétariat vainqueur dans la lutte pour la domination de classe et dont, tout comme la Commune, il ne pourra s'empêcher de rogner aussitôt au maximum les côtés les plus nuisibles, jusqu'à ce qu'une génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout ce bric-à-brac de l'État.

Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d'une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l'air  ? Regardez la Commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat.

 

Fiedrich Engels

Préface de "La guerre civile en France"
Londres, pour le 20e anniversaire de la Commune de Paris.
18 mars 1891.

 

Postface

Combien que de long temps par plusieurs foys j'aye predict
long temps auparavant ce que depuis est advenu & en particulieres régions,
attribuant le tout estre faict par la vertu & inspiration divine & autres félices
& sinistres adventures de accélerée promptitude
prononcées que depuis sont advenues par les climats du monde.

 

Centurie 4:47

Le noir* farouche quand aura essayé
Sa main sanguine par feu, fer arcs tendus,
Trestout le peuple sera tant effrayé,
Voir les plus grans par col et pieds pendus.

*le roi

 

 

Tag(s) : #gilets jaunes, #nostradamus, #défenestration

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