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Marc Pierret en 1975, en pleine séance d'association libre

Marc Pierret en 1975, en pleine séance d'association libre

C’est au discernement éditorial d’un jeune éditeur , Guillaume Basquin et les éditions Tinbad, pour ne pas les nommer, que nous devons de voir enfin publié1 un fragment du rocher de sysiphe de la littérature contemporaine : le journal2 de Marc Pierret et son florilège « d’associations libres ».

 

Il serait aussi vain que contre-productif d’essayer de résumer Marc Pierret, sa vie, son œuvre... sinon comme il le fait lui-même en bon connaisseur de la chose, de son contexte et de ses attendus ; lorsqu’il se présente comme : « Le moins connu des auteurs qui ne vendent pas. Mais qui veut que ça se sache ! ». Car notre apprenti calamiteux du Landernau germanopratin d’époque n’est pas un « mendiant ingrat ». L’autodérision est chez lui l’expression d’une forme de modestie inspirée qui, pour autant que je sache, traverse « sa vie, son œuvre », pour la plus grande jubilation du lecteur... distingué.
L’art espiègle et raffiné de Marc Pierret est à vrai dire un artisanat indépendant, aussi autonome et authentique que laborieusement incarné. Sa consommation gratifiante résulte ipso facto d’un petit commerce qui se pratique selon une modalité concrète d’échange équitable, au plus près du chaland ; et au bénéfice des plus sincères, des plus avides, donc des plus découragés dans leur attente de lectures capables de les divertir des pénibles astreintes de l’heure.

Sur Marc Pierret je conclurai donc que les bien maigres résultats carriéristes de sa fréquentation -au plus près- du siècle et de sa mondanité3 gratifieront, dans une proportion inversement profitable, le lecteur doté d’un minimum de discernement, et qui ne saurait donc se satisfaire de la médiocrité sinistre et complaisante, aujourd’hui hégémonique.

Jugez vous-même :

1Dans la troisième livraison des Cahiers de Tinbad, Hiver 2016-2017.

2D’un trimestre de l’année 1975

3Au fil de ces journées immémorables « des années 70 », toute la scène parisienne « qui compte » est convoquée, en spectatrice indifférente et comme toile de fond morose, aux espiègleries impavides de notre « Till Eulenspiegel » en Genet hétérosexuel et qui ne se prendrait pas pour Jean De La Croix (ou Thérèse d’Avila).

Marc Pierret et Tinbad : associations libres (une lecture d'un texte inédit par notre écrivain favori)
Tag(s) : #Marc Pierret, #littérature, #Tinbad