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valse s'adresse à la CGT par Tele14

S'inspirant du style gourmé de son illustre modèle Eddy Ballamou, Manu El Valse s'est adressé solennellement à la CGT. Encadré de ses ses deux comparses habituels, il a exprimé avec force sa stratégie de destruction opiniâtre du droit du travail et la réponse de son gouvernement face à la colère et l’exaspération populaire.

 

Ainsi donc, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, voici à quoi sert réellement "L’État d'urgence" ...

Le foutage de gueule - car c’est bien de ça qu’il s’agit de la part de Valls comme de Hollande et Cazeneuve- est d’autant plus répugnant qu’ils essaient d’exploiter leur propres carences à protéger les fonctionnaires de police et leurs familles des exactions de terroristes pourtant notoirement repérés , pour justifier la répression contre les classes populaires qui manifestent leur exaspération face à la politique immonde de ce gouvernement !

 

En substance le premier ministre a déclaré ce matin sur France inter :

« Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas par cas, nous prendrons nos responsabilités. On ne peut plus avoir ce spectacle désolant»

Dans le doute sur le « spectacle désolant » auquel Manu faisait allusion et dans l’hypothèse où il ne s’agirait pas de celui que nous offre son gouvernement, cette demande a inspiré à notre camarade Jean Levy les réflexions suivante sur son site "canempechepasnicolas" :

Ainsi, le Premier ministre ose évoquer l'interdiction des manifestations syndicales sous prétexte que le "service d'ordre de la CGT" n'effectue pas, vis-à-vis des 'casseurs' le rôle dévolu à la police !

Mais le SO de la Confédération n'est pas une milice armée. Elle vise simplement à protéger les manifestants CGT d'agressions des commandos cagoulés et entrainés pour les combats de rue.

C'est aux CRS et aux gendarmes mobiles, en tenue de guerre et armés jusqu'aux dents, à interdire le regroupement de ces bandes "incontrôlées". Or, à chaque manifestation, celles-ci peuvent impunément prendre la tête du cortège, bien équipées et qui brisent systématiquement les abribus, les devantures des magasins, face aux multiples forces de polices qui, manifestement, ont la consigne de regarder ailleurs. Et ce n'est que quand celles-ci sont l'objet d'attaques, et que l'ordre leur en soit donné, qu'elles réagissent à coup de bombes lacrymo, qui tombent indistinctement sur les manifestants pacifiques...

Le pouvoir politique, Manuel Valls en premier, peut alors dénoncer les violences et en rejeter la responsabilité sur les organisations syndicales, sur la CGT, en particulier.

Coup double pour le gouvernement PS : celui-ci peut ainsi tenter d'opposer l'opinion publique aux organisations syndicales accusées d'être responsable du désordre, et tenter ainsi de d'isoler celles-ci pour faire passer sa loi patronale au nom de 'l'ordre républicain'.

Pour cet objectif, François Hollande et ses ministres sont prêts à tout, car la loi appelée "El Khomeri" n'est que le copié-collé des directives bruxelloises imposées par la Commission européenne à tous les gouvernements sous contrôle : réduire à néant toutes les protections sociales - le Code du Travail, en France - qui sont autant d'obstacles à la "concurrence libre et non faussée" des marchés, le crédo sacré de l'Union européenne.

Chaque Français doit être averti des enjeux de la bataille sociale en cours dans notre pays : c'est la menace d'un Etat policier, totalitaire pour contraindre le peuple français à passer sous les fourches caudines du Medef, et, au-delà, de l'oligarchie financière européenne.

C'est à travers l'affrontement capital-travail que connaît notre pays, le combat pour la souveraineté de notre peuple et l'indépendance de la France qui sont en cause.

Ce n'est pas sans rappeler les années 1938-1940 où l'écrasement de la classe ouvrière, le 30 novembre 1938, a précédé de peu l'interdiction des organisations démocratiques, la défaite, la guerre, l'Occupation et la dictature de l'Etat français.

 

Jean Levy